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La société du sans contact - Selfie d'un monde en chute

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Couverture du livre "La société du sans contact"

Caractéristiques
Auteur François Saltiel
Éditeur Flammarion
Collection Hors collection - Documents, témoignages et essais d’actualité
Date de parution 30/09/2020
Langue FR
Nombre de pages 224
Format 13 x 21 cm
EAN 978-2081515987
ISBN 2081515989
Page Web (éditeur) La société du sans contact


Présentation par l'éditeur

Toute notre existence peut désormais se vivre derrière un écran. Le travail s’exécute à distance, l’amour se filtre sous algorithmes, et notre intimité se travestit sur les réseaux sociaux. Sous l’emprise d’une connexion permanente, nous nous éloignons paradoxalement les uns des autres. Uber a licencié 3 500 employés en quelques minutes via l’application de visioconférence Zoom ; Twitter envisage de proposer le « télétravail à vie » ; Google tente de privatiser des mégalopoles ; des individus esseulés tombent sous le charme de machines parlantes et des âmes endeuillées ressuscitent leurs morts en discutant avec l’avatar de l’être disparu.

Rien n’échappe aux architectes de la Silicon Valley. Ces nouveaux maîtres du monde partagent de nombreuses valeurs, du transhumanisme, qui redéfinit les frontières de l’au-delà, à la philosophie libertarienne, qui sape les fondements de notre démocratie en mettant à mal la souveraineté des États.

Dans cet essai, qui se nourrit d’histoires aussi insolites que saisissantes, François Saltiel dresse le portrait inédit d’une terrifiante dérive vers la « société du sans-contact ». Une plongée dans le grand bain bouillonnant des nouvelles technologies et une exhortation à résister aux sirènes des GAFAM.


L'auteur

François Saltiel est journaliste, réalisateur et producteur. Il tient une chronique quotidienne dans 28’ sur Arte. Il a publié « Le vendeur de thé qui changea le monde avec un hashtag » en 2018.

Dans sa chronique sur Arte, il décrypte la géopolitique par les réseaux sociaux. Il a travaillé pendant près de dix ans à la rédaction de Culture Pub puis dans différentes émissions du PAF comme +Clair ou l’Autre JT. Il a également réalisé plusieurs documentaires pour France télévisions. Il cofonde la structure de production Art2voir en 2007, est vice-président de l’association d’éducation à l’image Txiki Productions et il enseigne à la Sorbonne Nouvelle et l’IFP Paris 2. – Source : Le Huffington Post


Table des matières

  • Chapitre 1 : L'emprise des réseaux sociaux
  • Chapitre 2 : L'empire de la surveillance
  • Chapitre 3 : Du télétravail au travaileur invisible
  • Chapitre 4 : L'amour virtuel, flirt avec l'illusion
  • Chapitre 5 : La mort et au-delà, la quête de l'immortalité
  • Chapitre 6 : Les terres d'exil, vers la fin des États ?


Notes de lecture

« Pour vivre heureux, vivons cachés ». Cette expression issue d’une fable du XVIIIe siècle entre aujourd’hui en conflit avec notre « société de l’exposition » du XXIe siècle décrite par le philosophe Bernard Harcourt : « Ces plates-formes numériques sont extrêmement séduisantes et agréables et tant que nous ne reconnaîtrons et n’aborderons pas cette dimension libidinale, ainsi que notre narcissisme, nous ne serons pas en mesure d’interrompre ce flux du plaisir et de l’exposition. »

Chapitre 1, « L’emprise des réseaux sociaux » – Page 38


Au cours de ce premier chapitre, nous avons déroulé un fil, celui de la dépendance à notre Smartphone où les réseaux sociaux règnes en maîtres, avec en te de proue l’empire monopolistique de Facebook qui laisse des acteurs malveillants manipuler nos esprits.

« Ce désir de toujours plus de “j’aime” de clics et de tweets, nous expose à nos désirs les plus intimes et nous livre aux technologies de surveillance » : Bernard Harcourt fait le lien entre la pulsion narcissique assouvie par les réseaux sociaux et l’essor des technologies de surveillance. Et nous allons le voir, la décennie écoulée aura été celle de l’émergence d’une société d’exposition corrélée à une société de surveillance.

Roland Barthes définit la vie privée comme cette « zone d’espace, de temps, où je ne suis pas une image, un objet ». Existe-t-il un endroit aujourd’hui où l’individu n’est pas une image captée par les caméras de surveillance ou celles de nos téléphones ? Avec le développement des objets connectés, notre foyer n’est même plus un refuge mais un autre émetteur intime de données personnelles. Dans notre société du sans contact nous n’avons jamais été aussi loin les uns des autres tout en étant suivis d’aussi près par les outils technologiques.

Chapitre 1, « L’emprise des réseaux sociaux » – Pages 54 & 55


Jamais dans l’histoire de l’humanité un tel pouvoir n’a été détenu par si peu de personnages comme Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Peter Thiel ou Eric Schmidt. Cet ouvrage tente de démontrer que les nouveaux maîtres du monde numérique partagent la même vision et dessinent un avenir inquiétant où le contact physique tend à disparaître et le lien social à s’appauvrir. Il ne tient qu’à nous d’essayer de le préserver coûte que coûte.

Nous devons reconquérir notre liberté d’attention, lutter contre notre dépendance aux écrans et apprendre à déconstruire la fausse urgence de nos échanges connectés. Avant de dévoiler notre intimité sur les réseaux sociaux, interrogeons-nous sur les ressorts profonds de notre pulsion. De quoi se nourrit-elle ? Dans les interludes de la vie quotidienne, acceptons de nous perdre dans nos pensées plutôt que de prendre par réflexe le raccourci vers notre Smartphone. Ne craignons pas d’affronter l’ennui et privilégions les contacts humains au détriment du recours systématique à la technologie, du GPS à l’achat en ligne. Laissons-nous surprendre par le hasard, les rencontres fortuites, les coïncidences et la poésie d’un échange non programmé. Soyons des résistants enthousiastes et les artisans d’une société du contact plus humaine et solidaire. Voilà qui ferait un beau selfie d’un monde qui se relève !

Conclusion – Pages 206 & 207


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livres/la_societe_du_sans_contact_-_francois_saltiel.txt · Dernière modification: 2021/05/14 12:42 (modification externe)